jeudi 10 juillet 2014

Mo Hayder : l'homme du soir (2001)



Aux abords de Browell Park, quartier résidentiel dans le sud de Londres, un garçon de neuf ans est enlevé à son domicile, en présence de ses parents, retrouvés ligotés et complètement déshydratés après trois jours de séquestration. La police pense aussitôt à un acté pédophile, d'autant plus que les enfants du voisinage évoquent un mystérieux "Troll" qui viendrait pendant leur sommeil. C'est à l'inspecteur Jack Caffery que revient la pénible tâche d'enquêter : depuis la disparition -jamais élucidée - de son jeune frère, il est particulièrement sensible à ce genre d'affaire. Cette investigation lui permettra-t-elle de découvrir enfin la vérité sur le sort du disparu? Et s'il cotoyait cette vérité à son insu, sans se douter qu'elle est beaucoup plus sinistre qu'il ne l'imagine.


Mon avis :

L'enquête va s'avérer difficile pour l'inspecteur Caffery, le fardeau qui lui pèse depuis l'enfance ; la disparition de son frère Ewan et le fait que son voisin est un pédophile recensé par la police (lire Birdman). Cette nouvelle investigation fera remonter ses anciens démons.
Toutes les équipes de police, hélicoptères, chiens, tous recherchent l'enfant et l'homme qui a commis cet enlèvement. L'inspecteur finira par retrouver l'enfant sans vie. Cette disparition  mettra à jour un terrible secret que cache la famille. Cette découverte dépassera en horreur tout ce que l'on peut imaginer.  
Le déroulement de l'investigation est excellente. Les faits semblent évidents et d'autres viennent détruire ces évidences, on est donc tenu en haleine à chaque instant. Un thriller noir, une horreur grandissante, un livre très bien si l'auteure n'avait pas trop insister sur les problèmes personnels de l'inspecteur.
Une écriture et une intrigue excellentes.

Livre lu en version numérique.











samedi 26 avril 2014

Robert Mallet : Région inhabitée (1991)


Il y a encore de par le monde des régions sans hommes et des régions inconnues. Parfois on dit inhabitées celles qui sont mal connues. C'est ce que pense le héros de cette histoire dont on pourrait croire qu'elle a été vécue. L'ethnologue René Villers a décidé de démontrer que, dans le pays tropical où s'est fixé, un immense territoire forestier cache les derniers représentants de la race intiale. Malgré le scepticisme de tous, il organise une expédition et découvre au coeur de la forêt un village intact : jamais atteint par les Blancs, ignoré de l'Administration, peuplé par les descendants des premiers habitants du pays.
Villers rencontrera Kitany, l'épouse d'un chasseur porté disparu. Malgré l'interdit qui pèse sur leur relation, Villers et Kitany formeront un couple soudé mais voué à l'échec : la vie à deux, impossible pour lui dans la forêt, impossible pour elle à la ville. Villers pourra-t-il exploiter cette expérience pour consacrer sa réussite, ou bien déclarera-t-il à son retour : "La région est inhabitée"?

Mon avis :

Ce livre raconte l'histoire d'un ethnologue qui part à la rencontre d'une communauté imaginaire isolée dans le sud de Madagascar.
Elle se lit comme un conte avec de nombreuses questions sur le choc des cultures, l'intrusion d'autres cultures dans un milieu fermé et romancé par une belle histoire d'amour.
On sent que l'auteur possède une excellente connaissance de la culture malgache et des communautés villageoises.
Il y a cependant beaucoup de fantasmes dans ce récit. Mais ces légendes permettent de mieux comprendre cette population.
Une lecture facile. Une histoire intéressante.

lundi 30 décembre 2013

Claude Michelet : Les promesses du ciel et de la terre (1985)


Le Chili, ils ne savent pas ou c'est ni ce qu'ils y trouveront. On leur a dit que c'était en Amérique du Sud. Loin, très loin de la France, sur un continent qui s'ouvre au monde. Pourtant, ils décident de tenter l'aventure, de partir. Martial et Rosemonde, Antoine et Pauline. Deux jeunes couples qui veulent oublier la routine, la misère, la guerre, les heures tragiques de Commune... En novembre 1871, ils s'installent à Santiago. Comme les pionniers du Far West, Antoine et Martial sillonnent le pays dans des chariots et proposent des marchandises aux Indiens et aux prospecteurs. En ville, Rosemonde et Pauline tiennent un comptoir commercial. Ils sont courageux, enthousiastes. Ils ne s'arrêteront pas là...

Mon avis :

Dans ce premier tome d'une saga en 3 phases, on assiste tout d'abord à la rencontre en France des personnages : Martial, Antoine, Pauline et Rosemonde. Puis ils décident de partir dans un pays qui leur est inconnu. Ils s'installeront donc à Santiago où ils bâtiront leur vie.
C'est une belle histoire d'amité, de courage avec des personnages au caractère bien trempé, avec des valeurs à défendre. Malgré la survenue de drames, ils ne se décourageront pas.
C'est un roman riche en péripéties, l'auteur nous entraîne avec ses personnages rêveurs mais qui gardent les pieds sur terre. Tendres, généreux on s'attache à ces courageux hommes et femmes arrivés dans ce pays inconnu. On vit avec eux cette folle aventure.
L'auteur sera aussi à l'aise dans la description de ce pays qu'il l'est dans ses romans corréziens, c'est stupéfiant.
Un excellent roman, j'ai hâte de poursuivre leurs aventures.l

dimanche 29 décembre 2013

J.B. Livingstone : Qui a tué Sir Charles ? (1989)



L'angoisse serra brusquement la gorge du portier. C'était la première fois qu'il avait l'occasion de pénétrer dans l'appartement
 du grand acteur shakespearien. - Sir Charles ? Etes-vous ici ? La porte de la chambre était entrouverte. Il aperçut la moquette blanche. Un détail le frappa : une tâche rouge sur le sol. Intrigué, il continua d'avancer. Sir Charles Williams était étendu sur le ventre en travers de son lit. Son sang s'était répandu sur la moquette et avait tâché les draps.

 

Mon avis :

Un roman policier agréable à lire, où l'action se déroule dans le monde du théâtre. De bons ingrédients : un crime, des entretiens avec différents suspects et la résolution de l'énigme.
On retrouve l'ex-inspecteur Higgins, personnage, que l'on pourrait comparer au détective Hercule Poirot, sans sa préciosité ni sa prétention mais avec méticulosité il dénouera la trame de ce crime.
A recommander aux amateurs d'Agatha Christie et d'Arthur Conan Doyle.  




dimanche 6 octobre 2013

Peter May : Les disparues de Shangaï (2006)


Shangaï. La découverte, sur un chantier, des corps mutilés et démenbrés de dix-huit femmes met la ville en émoi. Le commissaire Li Yan de Pékin, appelé pour mener l'enquête, découvre l'un des plus terrifiants catalogues de tueries jamais mis au jour. Une fois encore, il devra faire appel au talent de la pathologiste américaine Margaret Campbell pour indentifier les victimes. Bientôt, ils s'aperçoivent que les femmes assassinées ont probablement été découpées vivantes... Dans l'atmosphère humide de l'automne d'un Shangaï à la fois futuriste et vétuste, Li Yan et Margaret devront mettre de côté leurs difficultés personnelles, déployer tous leur talents et accepter de faire face à leurs pires cauchemars pour approcher ce tueur impitoyable.

Mon avis :

L'intrigue se déroule dans la ville cosmopolite de Shangaï. On découvre par l'écriture fine et détaillée de Peter May, un décor réel nous permettant d'imaginer la vie de ces habitants. On voyage.  Une enquête rondement ficelée nous conduit rapidement vers un suspect, un étudiant en médecine. Viennent compliquer les recherches, la corruption, l'intérêt de hautes personnalités du régime qui protègent certains établissements et l'affrontement entre deux villes qui se détestent Shangaï et Pékin. 
Un thriller captivant de la première à la dernière page, cependant il est préférable de lire cet auteur par ordre chronologique pour suivre l'évolution des relations entre Li Yan et Margaret leur histoire d'amour s'immisçant dans l'intrigue policière.
Un excellent roman.





dimanche 21 juillet 2013

Franck Ferrand : La Cour des Dames : La Régente Noire T1 (2007)


Un roi, François 1er, qui songe plus à ses amours et à ses chasses qu'à l'avenir de la France. Une régente, Louise de Savoie qui tient fermement les rênes et manoeuvre en coulisses contre le rêve italien de son fils. Une future reine, Marguerite qui aime trop son frère et voudrait diriger les consciences... Le cousin connétable, Charles de Bourbon, dont on murmure qu'il pactise avec l'Empire de Charles Quint et l'Angleterre de Charles VIII ! Blois, Saint Germain, Lyon mais aussi Milan, Madrid... Deux frères, jeunes écuyers jetés dans la grande Histoire et dans une aventure qui bouleversera leur existence. Un roi prisonnier. Des enfants disparus dans d'étranges circonstances. D'autres, de sang royal, pris en otages. Des passions amoureuses, des trahisons, des revirements, des exécutions. Un amour interdit. Un autre incestueux. Et Diane de Poitiers, dont l'enigmatique ascendant saura gagner le coeur d'un roi... pour instituer la "cour des dames" .

Mon avis :  

L'auteur décrit un roi François 1er préoccupé par la chasse et ses amours. Il semble bien éloigné de la politique et des conflits.
Sa mère, Louise de Savoie, prend les rênes et sa soeur Marguerite qui aime passionnément son frère le surprotège.
Il est passionnant de suivre cet épisode de l'Histoire aidé par les notes de l'auteur, elles nous renseignent sur la réalité et la fiction.
Deux autres tomes suivent, espérons tout aussi passionnants. 

Lu en version numérique.

samedi 6 juillet 2013

Max Gallo : un crime très ordinaire (1982)


1er juin 1980. Michel Farges vient d'être assassiné à Paris. Romancier, journaliste, il fait partie de ce petit groupe de personnalités où se cotoient éditeurs, directeurs de journaux, femmes à la mode, intellectuels célèbres mais aussi hommes de finance et de pouvoir. Sa mort est un évènement. Crime crapuleux, passionnel, erreur sur la personne ou bien au contraire "un crime très ordinaire", semblable à l'un de ceux qui ont laissé leur trace rouge dans cette France "officielle" des années 70-80? Une femme, Sylvie Mertens, qui a aimé Farges va recomposer au fil des rencontres la biographie de cet homme "arrivé", traçant ainsi, tout en affrontant les dangers d'une enquête conduite en solitaire, le portrait intime d'un homme et la géographie cachée de la société française.

Mon avis :

J'ai lu de cet auteur la biographie de Napoléon. Quatre volumes passionnants sur la vie romancée de Napoléon Bonaparte. Pour "un crime très ordinaire", la quête de cette jeune institutrice qui essaie de comprendre l'assassinat de Farges est longue et sans véritable rebondissement. Elle dénoue un à un les fils de la vie de l'homme aimé. Malgré les rencontres, ex-femme, amies, relations, cette intrigue dans les milieux littéraires est sans intensité. Les personnages sont opaques, semblent superficiels. Un roman sans dénouement. Déçue par cette lecture.   

samedi 29 juin 2013

Andréa Camilleri : le voleur de goûter (1996)


Un retraité poignardé dans un ascenseur, un pêcheur tunisien mitraillé au large de Rigata, une flamboyante prostituée, un colonel nain, une vieille institutrice en chaise roulante... et un enfant abandonné. C'est en ronchonnant, comme à son habitude, que le commissaire Montalbano va tenter de trouver le lien qui relie tous ces personnages, d'autant que, pour la première fois, il doit se frotter aux services secrets, incarnation d'une Italie occulte et malfaisante. Mais pour sauver un enfant de la meurtrière raison d'Etat, notre commissaire est prêt à faire des choix. Même les plus difficiles...

Mon avis

Le commissaire Montalbano essaie de dénouer deux intrigues, celle du meurtre de Lapecora, un retraité trouvé dans un ascenseur et celle d'un tunisien abattu sur un bateau de pêche. Nous retrouvons le commissaire attachant, bon gastronome, toujours en désaccord avec ses collègues, le plus haut en couleurs est sans conteste le standardiste. On entre un peu plus dans son intimité, avec Livia ; son amie de Gênes, dans sa maison au bord de la plage et dans son passé familial. On est surpris par le langage mi-italien mi-sicilien, et surtout on apprécie la Sicile, les paysages méditerranéens et la cuisine, l'auteur ajoute quelques plats de poissons, un régal... L'intrigue policière passerait presque en second plan.
Une lecture plaisante, pittoresque par le vocabulaire employé, par le climat méditerranéen. Un roman agréable. A bientôt pour le prochain. A recommander.

Lu en numérique.

Une série télévisée a été diffusée par France 3 sous le titre "les enquêtes de Montalbano" durant les étés 2011 et 2012.

mercredi 26 juin 2013

Jean Marie Auel : les enfants de la terre T6-le pays des grottes sacrées (2011)


La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par des Neandertal a fait bien du chemin depuis "le clan de l'Ours des Cavernes", le premier tome de ses aventures. Elle vient de mettre au monde une petite fille et a fini par être adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la tribu, la choisit pour lui succéder un jour. Afin de parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite de nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour elle de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Mais cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et la jeune femme devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage?

Mon avis :

Un début de roman un peu difficile. Un nombre impressionnant de noms de cavernes, et un rappel des différents membres du clan de Jondalar et Ayla, frères, soeurs, famille, amis... qui nous déroutent un peu. L'auteure continue à décrire la vie hommes de Cro-Magnon, les armes fabriquées, les plantes utilisées, les régions traversées, tous ces rappels rendent l'histoire ennuyeuse. Ayla, toujours aussi unique et attachante, commence son périple pour devenir Zélandoni. Elle visite grottes sur grottes, essaie de comprendre la signification des peintures parfaitement décrites par l'auteure (l'auteure a visité plusieurs grottes du sud de la France). Un petit frisson en fin d'histoire relance l'action, cependant ce dernier tome sera de loin le moins passionnant. Il faut espérer une suite.   

samedi 22 juin 2013

Christian Jacq : La pyramide assassinée T1-Le juge d'Egypte (1993)


Il est juge dans une province du Sud ; elle est médecin à Memphis ; la grande ville du Nord. Jamais Pazair n'aurait dû rencontrer la belle Néféret. Mais Pazair est appelé à Memphis, près de la grand pyramide de Guizèh. Conformément aux prédictions d'un vieux sage, le crime s'est répandu, un monstrueux complot a été fomenté pour renverser Ramsès le Grand. Rien ne peut l'empêcher de réussir ; rien, sauf le regard d'un petit juge qui refuse de signer un document administratif sans le comprendre. Avec l'aide de son frère de sang, Souti, qui fuit l'école des scribes pour mieux jouir de la compagnie des femmes et suivre les sentiers de la gloire, le juge Pazair part en quête de la vérité. Sur son chemin, il rencontre Néféret la belle, en proie à la haine du médecin-chef du royaume. Un amour impossible, une tentative de coup d'Etat, des meurtres, le mensonge triomphant : le fardeau n'est-il pas trop lourd pour les épaules d'un petit juge?

Mon avis :

Nous voyons comment un petit juge de campagne essaiera de dénouer un complot contre le pharaon Ramsès le Grand. On découvre la vie quotidienne des égyptiens, leur système judiciaire, leur système administratif, le rôle des temples. En économie, le troc servait à acheter des marchandises, la monnaie étant proscrite.  Il se heurtera à de nombreux et bien placés adversaires mais sera aidé par son ami Souti. Une histoire sentimentale viendra adoucir la tâche ingrate qui l'attend. Grâce à de nombreuses informations et découvertes sur des bas-reliefs, au musée du Caire, et autres temples, Christian Jacq nous fournit une multitude de précisions sur la vie de l'époque. Il nous montre comment la médecine de l'époque était en avance et surtout ils connaissaient les vertus médicinales des plantes qui fournissaient d'excellents remèdes. Certains étant encore aujourd'hui la base de médicaments. Une écriture agréable et facile à lire. Un thriller historique passionnant à bientôt pour le deuxième tome. 

jeudi 20 juin 2013

Philippe Pivion : le complot de l'ordre noir (2011)



1934. Tous les protagonistes du prochain drame sont là. Barthou aussi lucide que Churchill sur le nazisme, Dolfuss et Mussolini, Cachin et Duclos, Goering et Hitler, le conseiller Prince et Tardieu, Pétain et Otto Abetz, une année décisive pendant laquelle les peuples sont dupes. D'une précision de mots et d'intentions, l'auteur nous impose d'entrer dans l'Histoire avec une passion d'autant plus forte qu'elle est soutenue par les faits scrupuleusement rapportés comme par la forme romanesque, celle d'un roman policier, qu'il lui donne. La reconstitution haletante très cinématographique où l'on combat, on dénonce, on assassine, on entre dans la fourmilière des vendus et des crapules, comme dans celle de la diplomatie. Attentats, crimes, complots, cadencent l'action menée à un rythme effréné, l'histoire sans digression, une enquête sans complaisance, un roman historique palpitant sur la période qui va du 6 février 1934 -tentative de prise du Palais Bourbon par les ligues d'extrême droite- à l'assassinat à Marseille, le 9 octobre 1934 du roi de Yougoslavie et du Ministre des Affaires Etrangères Français Louis Barthou, véritable cible des terroristes. 

Mon avis :  

Un roman d'Histoire avec une multitude de faits rééls d'une période de l'entre deux guerres de février à octobre 1934. Sous la présidence d'Albert Lebrun, tous les hommes au sommet de l'état assisteront à la montée du nazisme. Un seul réalisera son extrême dangerosité, le Ministre des Affaires Etrangères Louis Berthou, aidé de son secrétaire, il essaiera de s'y opposer. Mais il se heurtera à quelques pays qui semblent ignorer ce danger. Et certains milieux français très influents aidés de nazis et de la pègre exprimeront eux aussi leur opposition. L'auteur nous entraîne dans sa fascination pour cette période, le roman regorge de documents et de faits véridiques reliés habilement pour écrire un roman policier passionnant destiné aux mordus d'Histoire. Palpitant par ses nombreux rebondissements, agréable à lire. A recommander.

Lu en version numérique.

mercredi 19 juin 2013

Delphine de Vigan : No et moi (2007)


Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelquechose qui faisait peur. Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais neul n'est à l'abri.

Mon avis :

Lou rencontre No par hasard. Elle décide de faire de No et d'autres SDF, un sujet d'exposé pour sa classe. Cette jeune SDF l'intrigue, elle se prend d'amitié pour elle et décide de l'emmener chez elle. Elle a perdu sa jeune soeur et ses parents, sa mère surtout ne parvient pas à oublier. No semble aimer cette vie, elle trouve même un travail. Tous semblent l'apprécier... Une histoire touchante écrite par Lou, jeune fille surdouée, sensible, qui espère améliorer la condition de No. Un roman émouvant, et des personnages attachants. Notre regard sur les SDF pourrait être différent. Roman à conseiller.

Un film français de Zabou Breitman est sorti en 2010 avec Julie Marie Parmentier et Nina Rodriguez.

Lu en version numérique.

mardi 18 juin 2013

Douglas Kennedy : Les désarrois de Ned Allen (1998)



Jeune golden boy au talent exceptionnel, Ned Allen peut se targuer d'avoir réussi puisqu'il est responsable de la vente d'espaces publicitaires pour "CompuWorld", un des magazines d'informatique les plus performants du marché. Avec Lizzie, sa femme, il profite de la vie trépidante de Manhattant, dépense sans compter et voir l'avenir en rose. Jusqu'au jour où "Compuworld" est brusquement racheté par un concurrent et Ned licencié. Un coup de gueule... un coup de point malheureux, et voilà sa réputation en miettes. Toutes les portes se ferment devant lui, le chômage dure, désespérant. Quand Lizzie le quitte, il croit toucher le fond. Au terme d'une inexorable descente aux enfers, Ned est prêt à tout accepter... même la proposition d'un homme d'affaires louche. Erreur. Lorsqu'il prend la mesure du guêpier dans lequel il s'est fourré, il est coincé. Mouillé malgré lui dans un meurtre, il lui faudra plus que du bagout pour sauver sa peau.

Mon avis :

L'auteur nous décrit assez longuement dans la première partie du roman, les débuts et la réussite professionnels de Ned ; il a obtenu un poste important dans un magazine informatique et avec son épouse, ils mènent grand train, vivent même au dessus de leur moyen. Puis Ned perd son emploi, et sa femme. Commence sa descente aux enfers. Le rythme du roman s'accélère. Ne voyant pas d'issue, Ned accepte un rôle dans la société d'un ami, il s'enfonce davantage dans les ennuis. On entre dans le monde sans pitié des affaires avec la manipulation des individus souvent au profit de la rentabilité sans aucun moralité.
Malgré les longueurs du début on est scotché à la vie de cet homme éblouissant, ambitieux mais attachant. Un suspens constant. On ne pourra lâcher ce roman qu'après avoir connu l'issue de sa descente. Encore un roman de Douglas Kennedy qui se lit avec grand plaisir.

samedi 15 juin 2013

Jeanne Bourin : Les pérégrines (1989)


Le 15 juillet 1099, les Croisés conquirent Jérusalem. C'était le terme de la première croisade, le plus audacieux pèlerinage de tous les temps. Nombre d'historiens ont rapporté cette extraordinaire expédition vers le tombeau du Christ. Mais personne n'avait encore écrit le roman de cette épopée au féminin. De Chartres à Jérusalem, en passant par Constantinople, Nicée, Antioche et Tripoli, les pérégrines nous entraînent à la suite de Brenissen, Flaminia et Anaïs, les trois filles d'un parcheminier chartrain. Par leurs yeux, nous découvrons les splendeurs de ces villes mais aussi les terribles épreuves rencontrées en route : la mort qui décime leur famille, les longues marches épuisantes, la faim, la soif, la maladie, les combats, les rivalités qui opposent les seigneurs francs. Soutenues par leur foi et les évènements miraculeux qui sauvent les pèlerins du désastre, les trois soeurs nous font également vivre les amours passionnées et contradictoires qui vont diviser leurs coeurs et bouleverser leurs vies. Jeanne Bourin nous restitue avec éclat l'existence quotidienne des croisés. Elle nous replace dans cette époque de foi et de violence, en mêlant l'histoire à la fiction, et nous rappelle que les femmes, elles aussi ont participé activement aux croisades. Elles furent les aventurières de Dieu.

Mon avis :

Poussés par leur foi, ces pèlerins abandonnent maison, travail, et s'embarquent avec femmes, enfants. Compte-tenu des conditions matérielles de l'époque ils partaient pour plusieurs années, et étaient indécis sur leur retour. Superbe roman sur les croisades vécus par des femmes courageuses, se sacrifiant pour leur but. L'auteure nous décrit d'une façon très vivante cette croisade avec de nombreux détails sur leur vie de chaque jour. Encore un roman sur la place importante tenue par des femmes. J'ai apprécié l'aide en début de roman sur les personnages rééls et fictifs. Un roman attachant difficile à refermer. J'ai adoré. 

vendredi 14 juin 2013

Tatiana de Rosnay : Mariés, pères de famille (1995)


Mesdames, méfiez-vous de vos époux! Ces bons pères de famille ont beau être exquis, charmants, divins, et vous dire que vous êtes le grand amour de leur vie, il se cache peut-être derrière chacun d'eux de futurs escrocs du mariage. Ce livre est le récit de femmes qui découvrent un jour que leur mari, saisi par les fantasmes inassouvis, les trompe allègrement. D'une plume drôle et décapante, l'auteur met à nu les rapports des couples d'aujourd'hui et nous emmène sur les chemins de l'adultère.

Mon avis :

Un recueil de onze nouvelles, toutes plus décapantes, troublantes les unes par rapport aux autres. Ces maris, ces pères de famille qui trompent, mentent. Pas le nôtre bien sûr... Et chaque femme réagira à sa manière selon son tempérament et sa situation. A ne pas lire en période de trouble conjugal...  Ces courtes nouvelles se lisent rapidement. Le ton est drôle. Une agréable détente.

Lu en version numérique.

lundi 10 juin 2013

Jérôme Manierski : A l'aube du septième sens (2008) son premier roman



Maxime Berger, éminent physicien du CERN, échappe de justesse à un mystérieux agresseur qui tente de mettre la main sur sa récente et étonnante découverte. Dans son exil, le scientifique adresse par courrier un message de détresse à son frère Phil lui indiquant le moyen de le retrouver. Une course contre la montre s'ensuit pour ce dernier : à peine parti à sa recherche, il se retrouve vite confronté à la police suisse chargée d'enquêter sur la disparition de Maxime. Contre toute attente, le périple de Phil prend alors une étrange tournure de quête iniatique. Des rencontres insolites vont l'obliger à remettre en question ses croyances et ses certitudes. Il découvre comment l'art, la religion, les sciences classiques et méditatives sont autant de voies susceptibles de révéler la nature subtile de l'être humain et ses possibilités inexploitées.

Mon avis :

De page en page nous voilà emmené par Phil à travers sa quête. Il rencontre un astrophysicien, une chanteuse, un abbé, une neurologue et un géobiologue, toutes ces personnes proches de son frère nous amèneront à réfléchir et à nous interroger sur la médecine, la spiritualité, la religion, l'amour. On reçoit parfaitement le message, et on s'interroge. N'est-il pas bon de se remettre en question de temps à autre, de relativiser, d'apprécier le moment présent.     
Une enquête policière, une quête spirituelle, un peu d'humour, un cocktail très réussi. Un roman troublant. Une écriture accessible, facile à lire. Un premier roman d'un auteur passionné des sciences, de l'art et des mystères de la nature humaine. Je suis conquise. 

dimanche 9 juin 2013

Robert Ludlum : une invitation pour Matlock (1973)


James Barbour Matlock est un homme tranquille, jusqu'au jour où le directeur de l'université de Carlyle, où il enseigne la littérature anglaise, le convoque dans son bureau. Là, il apprend que cette petite ville sans histoire est en réalité l'une des plaques tournantes du trafic de drogue du Nord-Est des Etats-Unis... Certains de ses collègues sont des pions sur l'échiquier de Nemrod, une organisation  criminelle dont les agissements représentent une menace pour le pays tout entier. Une réunion secrète doit se tenir dans la région de Carlyle. Averti des détails de l'affaire par Ralph Loring un agent fédéral, Matlock entre en possession d'une invitation qui lui permettra de s'infiltrer parmi les participants. Mais Ralph Loring est tué le soir même... Matlock panique. Cependant, malgré la violence des gens de Nemrod, malgré l'opposition officielle des services de sécurité, il ira jusqu'au bout. Tantôt chasseur, tantôt animal traqué, de clubs privés en maisons de jeu clandestines, il va remonter la filière jusqu'à la tête de l'organisation.

Mon avis :

Ce n'est plus le monde de l'espionnage que nous retrouvons. Mais l'auteur nous entraîne dans le milieu universitaire avec des enseignants plus ou moins corrompus. Matlock, professeur intègre, se verra solliciter pour enquêter sur ses collègues même les plus prestigieux. Il doit démasquer un trafic de drogue. Habilement construit, une intrigue policière originale. Un suspens haletant. Un roman qui se lit très rapidement.    

vendredi 7 juin 2013

Stephenie Meyer : Révélation (2008) T4


Bella a fait son choix : elle s'apprête à épouser Edward. Mais le jeune homme honorera-t-il sa part de marché? Acceptera-t-il de la transformer en vampire et d'accepter de la voir renoncer à sa vie humaine?

Mon avis :

Quatrième tome de la série Fascination. Ce tome m'a semblé moins haletant. Toujours l'histoire d'amour entre Bella et Edward et resurgit le conflit avec les Volturi. Mais le personnage, le plus attachant dans ce tome est sans aucun doute Jacob. Il tient un rôle prépondérant. Un dernier tome qui se termine bien. Un roman sur les créatures mythiques, vampires, loup-garrous qui peut plaire à un large public. Malgré mes a priori sur ce genre de lecture, j'ai pris plaisir à le lire.

Cette saga du désir interdit a été adaptée au cinéma sous le nom de "Twilight".

mercredi 5 juin 2013

Mireille Calmel : Lady Pirate-Les valets du roi T1 (2005)


Elle prénomme Mary Jane. Dix-sept ans à peine et déjà un destin hors du commun : habillée en garçon depuis son plus jeune âge, maniant aussi bien le fleuret que l'alexandrin, elle a été élevée comme un lord, au nez et à la barbe de sa riche et puissante grand-mère. Mais en cette année 1696, il existe peu de place pour les histoires merveilleuses dans la capitale anglaise : devenue brusquement orpheline, elle-même menacée, car détentrice d'un objet menant à un fabuleux trésor, l'intrépide Mary doit s'enfuir, direction Douvres. Après une escale chez une sulfureuse espionne, elle embarque à bord de la perle, majestueuse frégate corsaire qui va déterminer le reste de sa vie...

Mon avis :

Mary Jane, jeune fille déguisée en garçon, vivra des aventures des plus palpitantes sans aucun doute. J'avais beaucoup apprécié cette auteure avec "le lit d'Aliénor" et "le bal des louves" mais celui-ci, trop romanesque, voire érotique m'a déçue. Un roman à l'eau de rose. Je m'attendais à davantage d'aventures, de réalisme. J'ai abandonné la lecture. Déçue par l'histoire de cette Lady Pirate, pas par Mireille Calmel. 

Lu en version numérique.  

mardi 4 juin 2013

Patricia MacDonald : Petite soeur (1987)



Lorsque la mort de son père ramène Beth à Oldham, dans le Maine, elle ne s'attend guère à retrouver autre chose que de mauvais souvenirs, dans cette maison qui n'a jamais été un foyer. Et surtout, il y a Francie, sa jeune soeur de quatorze ans, de qui tant de choses la séparent... Pourtant le contact se renoue. Au point que Francie est prête à quitter Oldham pour aller vivre avec sa soeur aînée à Philadelphie. Alors surgit Andrew, le petit ami de Francie. Un garçon de vingt et un ans, agressif et déséquilibré, porteur d'un passé tragique... Et qui n'entend pas partager Francie.

Mon avis :

Prenant du début à la fin. Une analyse fine des personnages. Pas de sentimentalisme trop prononcé. Une histoire familiale, celle de deux soeurs dont l'une, Francie adolescente attachante et maniable, fortement influencée par un petit ami dangereux et l'autre Beth, froide et décidée essaiera de la sortir des griffes de ce désaxé. Un récit effrayant, palpitant, dosé au compte-gouttes. Une lecture plaisante.